Histoire de l’Udaf et de l’Unaf

Le 3 mars 1945 sont créées par décret l'Unaf et les Udaf. Retrouvez l'histoire des unions des associations familiales de 1945 à nos jours.

Le 3 mars 1945 sont créées par décret l'Unaf et les Udaf. Retrouvez l'histoire des unions des associations familiales de 1945 à nos jours.

    Si nous étudions le rayonnement par région, nous remarquons que Bordeaux et sa banlieue groupent le plus grand nombre d’associations. […]Toutefois, le mouvement familial progresse et il n’est pas osé de penser qu’au congrès de 1947 nous grouperons au moins 150 associations.

    Au sortir de la crise des années 30 et dans les bouleversements de la guerre, la question familiale s’impose progressivement comme un enjeu central de justice sociale et de reconstruction nationale.

    Face aux inégalités de traitement, aux difficultés de logement, de ravitaillement ou d’éducation, l’idée d’unir les forces familiales se concrétise : les associations s’organisent, revendiquent, s’ancrent dans les territoires.

      C’est dans ce contexte que naît l’Union Départementale des Associations Familiales de la Gironde, fruit d’un long cheminement de solidarité et de convictions.

      Cette première période (1932-1947) jette les bases d’une représentation durable des familles, à la fois proche des réalités quotidiennes et force de proposition auprès des pouvoirs publics.

      1942-1945

      Les prémices de l’Udaf – Le CDCAF

      En Gironde, les mouvements familiaux s’organisent face à la crise avec le Comité départemental de coordination des associations familiales.

      Le 15 mai 1942, l’une des premières réunions se tient chez Monsieur Le Blanc à 12 rue Blanc Dutrouilh, Bordeaux.

      Un cahier de compte rendu retrouvé, témoigne de l’intensité des débats, sous la Présidence de Monsieur Cruse, de 1942 jusqu’à jusqu’à la libération en 1945.

      Naissance officielle de l’Udaf

      Ces associations sont issues de milieux les plus divers : Familles rurales, familles nombreuses, etc. L’Udaf est d’ailleurs rentrée en relation avec toutes, et sans doute la plupart d’entre elles sont représentées aujourd’hui.

      1945-1946  Naissance de l’Unaf, les fondations de la politique familiale

      La France manque d’hommes. Afin d’appeler à la vie les 12 millions de beaux bébés qu’il faut à la France en dix ans (…) un grand plan est tracé.

      Charles De Gaulle, Président du Gouvernement provisoire de la république, le 3 mars 1945.

      1945. La France sort de la guerre, libre mais exsangue : le bilan humain et matériel est lourd, il faut reconstruire au plus vite la démocratie, les villes, les logements, les routes… mais aussi les familles. Repeupler la France qui paye le tribut de deux guerres successives est vital et urgent. Suivant le programme conçu dès 1943 par le Conseil National de la Résistance, le nouveau Gouvernement de la République met en place un système de protection sociale exclusif, basé sur la solidarité entre les Français et les générations. Prévue pour être le socle de la République, la Sécurité sociale se définit comme « la garantie donnée à chacun qu’en toute circonstance il disposera des moyens nécessaires pour assurer sa subsistance et celle de sa famille ».

      1948-1964 L’âge d’or

      ©Ministère de la Culture – Médiathèque du patrimoine et de la photographie, Dist. GrandPalaisRmn / Studio Harcourt

      L’efficacité du régime républicain, du régime de liberté, ses chances de survie et de prospérité dépendent donc des liens qu’il saura créer entre la jeunesse et lui. Si notre République ne sait pas capter (…) les ambitions et les espoirs de la jeunesse (…) elle se dissoudra ; mais si elle sait s’y adapter, si elle est capable de comprendre l’espérance des filles et des garçons de France, d’épouser cette espérance, de la servir dans chacune de ses décisions, alors elle n’aura rien à craindre des aventuriers, des démagogues, des extrémistes, car elle sera toujours plus forte et plus vivante, portée par sa jeunesse, ardemment défendue, et chaque jour renouvelée par elle.

      Pierre Mendès France, Président du Conseil de 1954 à 1955.

      Une fois les grands principes de fonctionnement posés, la politique familiale s’étend et propose des prestations qui vont peu à peu se généraliser pour toucher l’ensemble de la population. C’est une période faste pour la branche Famille, qui mobilise à elle seule plus de 40% des dépenses de la Sécurité sociale. En termes de repeuplement, l’investissement est réussi : on enregistre en 1948 et 1949 des indices de fécondité historiques de plus de 3 enfants par femme. Dans le même temps, alors qu’une grande partie de la population prospère et bénéficie de l’Etat-providence, des voix s’élèvent pour attirer l’attention de l’opinion publique sur la situation dramatique des plus modestes (l’appel de l’Abbé Pierre en hiver 1954 et le rapport Laroque en 1962).

        Dans les années d’après-guerre, la Gironde, comme le reste du pays, fait face aux défis de la reconstruction. C’est dans ce contexte que l’Union départementale des associations familiales de la Gironde prend pleinement son essor. Forte d’un ancrage territorial croissant, elle structure ses premières actions concrètes : création de la Maison de la Famille, lancement de services d’information, comme le guide « Familia », et accompagnement des familles dans leurs droits sociaux. Elle défend une politique familiale ambitieuse, cohérente, fondée sur la reconnaissance du rôle central des parents dans la société. Ce positionnement affirmé marque durablement son identité. Sous l’impulsion de présidents engagés comme M. Sarthoulet, Jean Galy ou Armand Giraudon.

        1948-1950

        Un mouvement qui s’organise et prend la parole

        Au lendemain de la guerre, le mouvement familial en Gironde s’organise autour de valeurs fortes : solidarité, responsabilité, et participation active des familles à la reconstruction du pays. (source le journal du Sud-Ouest)

        En 1948 un congrès régional marque une étape décisive, sous l’impulsion du président Cruse, l’Udaf réunit familles et pouvoirs publics à Bordeaux. Ce moment fondateur donne un cap au mouvement : faire entendre la voix des familles dans la société civile, tout en les accompagnant dans leur quotidien.

        En 1949 la Maison de la Famille, ouvre ses porte et devient un lieu ressource, elle accueillera les familles, proposera de l’écoute et du soutien.

        En 1950 c’est aussi dans cette dynamique que voit le jour le guide “Familia”, gratuit distribué aux familles, devenu un outil pour mieux vivre au quotidien.

        1950-1954

        Service tutelle aux prestations familiales

        Le 30 octobre 1950, l’Udaf de la Gironde franchit une nouvelle étape dans son engagement social en créant un service de tutelle aux prestations familiales.

        Cette initiative vise à renforcer l’implication de l’ensemble des groupements familiaux dans l’accompagnement des familles en difficulté.

        Positions fortes de l’Udaf dans la presse

        Le 23 septembre 1952, alors que l’inflation pèse lourdement sur le pouvoir d’achat, l’Udaf relaie dans la presse la priorité de baisser les prix des produits de première nécessité, pour soulager les ménages les plus modestes.

        En 1954, l’Udaf, interpelle les institutions avec des propositions fortes : accès aux soins, soutien aux familles nombreuses, appui à l’apprentissage et allègement fiscal.

        1960-1963

        Une parole militante qui se poursuit

        Le 10 octobre 1961, Armand Giraudon, alors président de l’Udaf, dénonce la stagnation des prestations familiales (+7 % entre 1957 et 1960), largement inférieures à l’inflation (39 %). Il réclame une revalorisation immédiate, une autonomie des fonds familiaux, une reconnaissance du rôle des mères au foyer et une politique familiale cohérente. Il appelle à une mobilisation collective pour faire entendre la voix des familles.

        30 septembre 1963, trois ans plus tard, Armand Giraudon renouvelle ses critiques face au désengagement de l’État. Il dénonce l’article 9 de la loi de finances, qui détourne les fonds alloués aux familles au profit des prestations agricoles. Cette décision, injuste à ses yeux, affaiblit le pouvoir d’achat des familles nombreuses. Il exige l’abrogation de cet article pour permettre une véritable amélioration des prestations familiales, en phase avec la réalité économique.

        1965-1974 L’émergence de la politique familiale et sociale

        De tous les instruments à notre disposition pour rendre une âme à notre société et assurer ainsi sa survie, la famille est le plus disponible, le plus solide et un des plus efficaces. C’est à ce titre que l’action que vous menez dépasse les intérêts que vous défendez, et rejoint l’intérêt national et les préoccupations humaines et morales les plus urgentes et les plus hautes.

        Georges Pompidou, Président de la République, aux 25 ans de l’Unaf (1970).

        Les années 1970 marquent un tournant dans la politique familiale.  Les pouvoirs publics concentrent leurs efforts budgétaires en direction des plus défavorisés. La politique familiale devient aussi un outil de lutte contre les inégalités ; de nombreuses prestations spécifiques sous condition de ressources voient le jour. Dans le même temps, les ordonnances Jeanneney réforment la Sécurité sociale en rendant indépendantes les trois branches : maladie, vieillesse et famille. D’un point de vue sociétal, les lignes bougent et le droit de la famille évolue autour de points clefs : les droits des femmes, l’autorité parentale et la filiation.

        Au cours de cette période 1965-74, l’Udaf de la Gironde a consolidé son rôle de représentant des familles. De la lutte pour la liberté de choix en matière de procréation à la défense du pouvoir d’achat, en passant par le soutien aux jeunes foyers et l’initiation d’actions concrètes sur le terrain, ses prises de position ont été multiples, ciblées et profondément ancrées dans les réalités sociales. Entre la protection des droits familiaux et la mise en place d’initiatives tangibles, l’Udaf de la Gironde a traversé les années 1965-1974 avec une direction claire : soutenir toutes les familles, répondre à leurs attentes et influencer les politiques sociales dans un esprit de justice, de solidarité et de progrès.

          1965

          Vers une parentalité choisie

          L’année 1965 remet au centre du débat public une question essentielle : celle du contrôle des naissances. La loi de 1920, toujours en vigueur bien que peu appliquée, interdit encore contraception et avortement.

          « Contre l’enfant-accident, pour l’enfant-souhaité » (source le journal du Sud-Ouest)

          Un écho aux évolutions sociétales : les familles revendiquent la liberté de décider, les centres de planning familial se développent, et les débats deviennent nationaux.

          1966-1969

          Agir pour l’égalité d’accès et la justice sociale

          Dans les années 1966-1969, l’Udaf de la Gironde intensifie son engagement pour une société plus équitable, en s’attaquant aux inégalités territoriales et sociales :

          En 1966, elle dénonce des abattements “injustes” qui pénalisent les familles éloignées des centres urbains, rappelant que :

          « Les allocations familiales doivent permettre à chaque enfant de poursuivre sa scolarité, indépendamment de son milieu. »

          En 1967, face à la réforme de la Sécurité sociale, l’Udaf alerte sur les injustices subies par les familles nombreuses :

          « La quasi-stagnation des prestations est grave », affirme-t-elle, pointant une hausse de 4,5 % jugée largement insuffisante.

          Elle soutient les ordonnances sur l’emploi, mais regrette l’oubli des jeunes sans emploi et appelle à une politique plus ambitieuse :

          « L’absence de mesures pour les jeunes en situation de non-emploi est inacceptable », et des réformes structurelles sont nécessaires pour atteindre le plein emploi.

          Enfin, l’Udaf exige une gouvernance plus démocratique dans les instances sociales, plaidant pour une juste représentation des familles : « La représentation directe spécifique et majoritaire de l’organisation familiale s’imposait. »

          1968-1969

          Questionnaire jeune famille

          L’Udaf initie une enquête inédite auprès des familles girondines sur la situation des jeunes foyers mariés depuis moins de dix ans.

          Objectif : mieux comprendre leurs réalités quotidiennes et adapter l’action associative en conséquece.

          Les thèmes abordés : logement, loisirs, rôle de la femme, équipements sociaux, budget, travail…

          Croix de l’Ordre National du Mérite

          En décembre 1968, Armand Giraudon, président de l’Udaf, reçoit la croix de l’Ordre national du Mérite.

          Le préfet de la Gironde, M. Delaunay, le résume ainsi :

          « Quand on pense famille, on dit Giraudon ! »

          Un hommage à son engagement et à la constance de son action.

          Monsieur Delaunay et Monsieur Giraudon

          Fête des Mères

          À l’occasion de la fête des Mères en 1969, huit Bordelaises sont décorées. Entourées de leurs enfants, elles reçoivent médailles et reconnaissance publique. Une manière de valoriser la maternité et d’exprimer le respect dû à chaque famille.

          M. Giraudon, président de l’Udaf, a souligné l’importance de la famille et de la solidarité nationale « Il faut lui donner vie et force. La famille a droit à toute la solidarité de la nation. »

          1975-1980 La famille se modernise

          Nous pouvons légitimement espérer que des familles plus épanouies, plus assurées dans leur existence et dans leurs ressources seront aussi des familles plus nombreuses, et de manière plus précise que la famille de 3 enfants, nécessaire à l’équilibre et au dynamisme de notre population deviendra pour un nombre plus grand de foyers, la famille idéale.

          Valery Giscard d’Estaing, Président de la République, au Congrès du 30e anniversaire de l’Unaf

          L’année 1975 concentre à elle seule plusieurs événements majeurs : la majorité et le droit de vote à 18 ans, la légalisation de l’IVG, le regroupement familial pour les familles étrangères, la grande loi handicap.
          Une réforme interne à l’Unaf permet l’adhésion des familles étrangères et des familles monoparentales. L’entrée des mouvements familiaux dans la gouvernance de l’Unaf consacre la double organisation territoriale (Udaf) et pluraliste (mouvements). La politique familiale aide les parents isolés, et surtout favorise le 3e enfant.

            Entre actions de terrain, services innovants et prises de position, l’Udaf de la Gironde affirme, dans ces années 1975-1980, son rôle d’acteur social engagé.

            Le Prix Nestlé, les séjours solidaires, les cours d’alphabétisation ou de couture, mais aussi la création de services spécialisés comme la tutelle des personnes “incapables” ou le conseil juridique, illustrent une volonté constante : accompagner toutes les familles, dans toutes leurs réalités. L’écho national et même international donné au modèle français d’institution familiale semi-publique, salué dans les discours et publications de l’époque, confirme la force du mouvement familial. Ces années posent les bases d’un ancrage durable.

            1975-1976

            Le mouvement familial célèbre ses 30 ans

            À l’occasion du 30ᵉ anniversaire de l’Unaf, un livret est publié pour retracer l’histoire du mouvement familial en France depuis l’ordonnance de 1945.

            Le 11 juillet 1975, une loi a été nécessaire pour permettre à l’institution familiale de modifier en profondeur ses statuts.

            L’Unaf et les Udaf ont pour mission de représenter l’ensemble des familles auprès des pouvoirs publics. Toutefois, les conditions strictes fixées en 1945 limitent encore l’adhésion à certaines associations familiales.

            Il devient donc essentiel de corriger cette situation en ouvrant l’accès aux familles jusqu’alors exclues, notamment certaines structures familiales et les familles étrangères, ainsi qu’en intégrant des associations défendant des intérêts spécifiques ou issues des grands mouvements familiaux.

            Un modèle français envié à l’étranger

            Discours de Dr Frahier (administrateur, Président de l’AFR de Captieux) lors de sa conclusion des travaux à l’Assemblée Générale du 15 mai 1976 :

            Une Motion pour l’application de la loi handicap

            Lors de l’Assemblée générale du 11 juin 1978, l’Udaf adopte une motion sur la mise en œuvre de la loi d’Orientation en faveur des Handicapés du 30 Juin 1975. Elle exige notamment :

            • Une mise en œuvre rapide et effective des dispositions prévues,
            • Une concertation continue avec les familles au sein du Conseil National Consultatif,
            • Une création des Centres d’Accueil conforme aux attentes des familles (article 46),
            • Un fonctionnement transparent des CDES et COTOREP, sous contrôle citoyen (et donc démocratique),
            • L’ouverture de structures de prévention et de traitement précoce, encore trop rares en France,
            • Une réelle intégration des personnes handicapées, et pas seulement “sur le papier”.

            1979

            Une politique régionale affirmée

            En 1979, pour la première fois, une rencontre interrégionale des Udaf du Grand Sud-Ouest est consacrée aux enjeux économiques dans le cadre de l’élargissement du Marché commun.

            1981-1987 Les familles à égalité

            ©CC BY-SA 2.0

            La réduction du temps de travail est un élément capital pour accompagner les modifications des rôles parentaux que notre société connaît. Il faut que chacun des deux parents ait un temps suffisant, un temps libre pour lui aussi, sans lequel il n’est pas d’équilibre familial ; nous devons réfléchir ensemble sur cette modification des rôles et veiller à ce qu’elle se réalise dans le respect des droits de chacun, père, mère, enfant, sans oublier qu’ils forment un tout et qu’ils restent chacun singulier.

            François Mitterrand, Président de la République, le 21 novembre 1981, au Congrès de l’Unaf.

            Les évolutions de la société des dernières décennies ont fait évoluer la famille traditionnelle, et notamment le rôle des femmes : toujours plus nombreuses à travailler, elles deviennent aussi indépendantes financièrement. Le divorce a perdu son caractère tabou : les familles monoparentales et recomposées sont reconnues comme telles. Le droit  s’adapte à ces nouvelles configurations familiales et consacre l’égalité des deux parents dans l’exercice de l’autorité parentale. En parallèle, la biactivité des parents affirme un nouveau champ dans la politique familiale : la conciliation entre la vie familiale et la vie professionnelle. Après les lois de décentralisation, les solutions de garde pour les jeunes enfants font, pour la première fois, l’objet de politiques nationales, avec le lancement des contrats-crèche.

            Les années 1981 à 1987 marquent un tournant important pour l’UDAF de la Gironde et, plus largement, pour le mouvement familial en Aquitaine. Cette période, placée sous le signe de la décentralisation, de la solidarité et des mutations sociales, voit les UDAF défendre activement leur place dans les nouvelles structures publiques, tout en maintenant une vigilance forte sur les enjeux familiaux, sociaux et économiques. Qu’il s’agisse de la transformation des politiques publiques, de la montée des préoccupations autour de la jeunesse, ou encore des combats concrets pour le logement, la santé et la parentalité, les associations familiales n’ont cessé d’agir, d’alerter et de proposer.

            1981-1983

            Actrice vigilante d’une d’une décentralisation en marche

            Dans les années 1980, la société française est en pleine mutation : alternance politique, décentralisation, montée des inquiétudes sociales…

            L’Union Départementale des Associations Familiales de la Gironde s’illustre durant cette période comme un acteur vigilant, engagé et profondément humain.

            Le 25 avril 1983, lors de la conférence régionale à Montignac, les Udaf d’Aquitaine soutiennent le processus de décentralisation, mais posent des conditions claires :

            « En Aquitaine, nous avons répertorié pas moins de vingt-quatre organismes nouveaux. Serons-nous associés à leur création et représentés dans ces organismes ? » interroge le docteur Frahier, vice-président de l’Union nationale.

            Les militants familiaux redoutent une marginalisation des associations dans les nouvelles instances locales, et s’opposent à toute « municipalisation ou départementalisation abusive ».

            1983-1984

            La famille au cœur des préoccupation régionales

            En novembre 1983, l’Udaf organise le « parlement des familles d’Aquitaine ».

            → À l’ordre du jour : natalité, BTS, femmes rurales…

            Une enquête sur la « naissance heureuse en milieu rural » est lancée.

            En décembre 1984, M. Dessinge, président de l’Udaf du Lot-et-Garonne, alerte sur le manque de structures pour héberger les familles d’enfants hospitalisés à Bordeaux. Il déclare : « Ces lieux mériteraient un sérieux ‘relooking’ pour offrir un accueil décent.« 

            Les familles sont orientées vers des hôtels ou une maison d’accueil fondée en 1970, mais les conditions sont rudimentaires.

            Malgré les efforts des bénévoles et subventions, des travaux de rénovation sont en cours. L’Udaf de la Gironde demande une étude régionale sur les besoins en hébergement et réclame des financements pour soutenir ce projet.

            1987

            Familles, sécurité, toxicomanie : de nouveaux défis sociaux

            La quatrième conférence régionale des associations familiales d’Aquitaine, le 26 janvier 1987, reflète un tournant : les familles sont confrontées à des problématiques nouvelles.

            Trois grands axes sont abordés :

            • La sécurité routière, avec des chiffres alarmants sur l’A10.
            • La toxicomanie chez les jeunes, qui inquiète fortement les parents.
            • Les rythmes scolaires, avec des débats sur une éventuelle réduction des vacances d’été.

            Le 11 avril 1987, un colloque régional sur la violence juvénile à Seignosse approfondit ce malaise sociétal. Philosophe, avocat, travailleurs sociaux débattent de prévention, de marginalité, et de réinsertion, citant des exemples comme Turin pour inspirer une action plus humaine.

            1988-1994 Concilier vie familiale et travail des femmes

            Le Gouvernement entend (…) aider les parents à surmonter les difficultés qui pourraient faire obstacle à la réalisation de leurs projets familiaux. Tous les sondages montrent en effet que nombre de couples n’ont pas autant d’enfants qu’ils le souhaitent. Ils sont ainsi privés d’un grand bonheur et privent leurs enfants de la joie de grandir aux côtés de frères et de sœurs. Pour toutes ces raisons et pour nous permettre d’aborder avec plus d’élan et d’espoir le XXIe siècle, il était de notre devoir de mieux accompagner les familles et de mieux répondre à leurs besoins.

            Simone Veil, Ministre des Affaires sociales, de la Santé et de la Ville.

            La fin des années 1980 est marquée par de profondes réflexions sur la place de l’enfant : c’est désormais lui qui est au centre de la famille, et non plus le couple. La Convention Internationale des Droits de l’Enfant institutionnalise cet intérêt croissant pour l’enfant comme individu à part entière, et les réformes suivantes seront désormais guidées par la recherche de « l’intérêt supérieur de l’enfant ». Le droit de la famille se retrouve confronté aux progrès de la science : les réflexions bioéthiques aboutissent aux premières lois sur la question. En 1992, la France ratifie le traité européen de Maastricht et s’engage à respecter des critères de convergence, dont la maîtrise de la dette publique et du déficit public. En 1993-1994, la fécondité tombe à 1.66 enfant par femme : un creux historique. Une réflexion intense s’ouvre pour trouver réponse par le biais de la politique familiale.

              Entre 1988 et 1994, dans un contexte de profonds changements sociaux, économiques et politiques, l’Udaf de la Gironde renforce son engagement pour représenter et accompagner toutes les familles, sur l’ensemble du territoire.

              Alors que la précarité s’aggrave, que l’isolement en zone rurale persiste et que le surendettement touche de plus en plus de ménages l’Udaf agit avec force.

              Présente dans les instances publiques comme sur le terrain, elle construit des réponses concrètes, défend les droits des familles et s’affirme comme une voix citoyenne dans les débats locaux, nationaux et européens.

              1988-1990

              La voix des familles en Aquitaine

              Lors de la conférence annuelle à Bordeaux en 1988, l’Union régionale des associations familiales a réaffirmé son rôle de représentation des familles, en proposant des actions concrètes sur l’aménagement du territoire, la formation et les priorités régionales du futur plan aquitain.

              Parmi les propositions des Udaf des cinq départements, on retrouve :

              • Soutien aux familles rurales
              • Développement culturel
              • Crèches collectives et parentales
              • Accès à l’information pour les parents
              • Amélioration des infrastructures
              • Formation sociale et intégration des aménageurs locaux
              Lutte contre la précarité

              Face à la montée des difficultés sociales, l’Udaf alerte sur la complexité des démarches : « L’action sociale est atomisée. On ne sait plus à qui s’adresser. »

              Elle soutient des initiatives locales comme Pessac social, défend le maintien des allocations familiales et demande davantage de conseillers en économie sociale.

              L’Udaf s’oppose à la baisse du 1 % logement, rappelant « L’impérieuse nécessité d’offrir des logements adaptés aux besoins de tous ».

              En 1990, elle salue la loi Neiertz contre le surendettement, qui permet aux ménages de rééchelonner leurs dettes.

              Le surendettement suit souvent une rupture de vie : perte d’emploi, divorce, séparation.

              Michel Pain
              Congrès de l’Unaf, à Bordeaux

              Au congrès de l’Unaf à Bordeaux, l’Udaf 33 a été valorisée pour ses actions auprès de 10 000 familles girondines à travers 76 associations.

              → Elle agit dans les domaines du logement, de la santé, de l’insertion, et gère la tutelle de 400 adultes ainsi que les prestations sociales.

              Déclaration des droits de la Famille

              En juin 1989, à l’occasion de l’Assemblée générale de l’Unaf à Bordeaux, la Déclaration des droits de la famille a été adoptée.

              Élaborée collectivement, elle affirme la place centrale de la famille dans la société et défend ses droits fondamentaux :

              droit à un logement, à des ressources suffisantes, à l’éducation, à la santé et à un environnement favorable.

              Ce texte marque un engagement fort du mouvement familial pour faire reconnaître les besoins essentiels des familles et leur rôle clé dans la cohésion sociale.

              Protection de l’enfance

              La secrétaire d’État Hélène Dorlhac a rencontré l’Udaf de la Gironde pour discuter de la protection de l’enfance, en mettant l’accent sur la lutte contre les maltraitances et l’augmentation des aides pour les assistantes maternelles.

              → Elle a insisté sur l’importance de briser les tabous : « La protection de l’enfance doit être une priorité nationale ».

              1991-1994

              Familles en première ligne

              En 1991, l’Udaf alerte sur le manque de moyens pour l’aide ménagère, malgré de nouvelles embauches. Jean-Marie Vinches rappelle : « L’aide à domicile permet de traiter à la racine bien des difficultés futures. »

              En 1992, l’Udaf consacre une journée à la dépendance des personnes âgées. Elle plaide pour un équilibre entre solidarité familiale, aide professionnelle et prévention.

              En 1993, l’Udaf dénonce des hausses de loyers injustifiées, à chaque changement de locataire, et appelle à mieux réguler le marché.

              En 1994, Jacques Lasserre salue l’appel du pape Jean-Paul II pour l’Année internationale de la famille. L’Udaf défend une vision unie et inclusive de la famille.

              Simone Veil appelle à repenser collectivement les politiques familiales : « Il en va de l’avenir de notre pays. »

              1995-1999 Des principes défendus, des partenariats renforcés

              L’Unaf, c’est (…) un partenariat incontournable avec les pouvoirs publics – vous venez encore d’en démontrer l’efficacité pour faire respecter l’universalité des prestations familiales… 

              Jacques Chirac, Président de la République, en 1998, à l’Assemblée Générale de l’Unaf.

              Dans le cadre de son plan de redressement des comptes sociaux, le Gouvernement Juppé propose de fiscaliser les allocations familiales, idée à laquelle l’Unaf s’oppose. Puis le Gouvernement Jospin décide leur mise sous condition de ressources, qui remet en cause leur universalité. L’Unaf organise la mobilisation contre cette mesure, tout en restant dans une position de dialogue avec les pouvoirs publics et en avançant des propositions alternatives.
              Ce positionnement permettra à la fois un abandon de la mesure, une sortie de crise et une plus grande structuration des décisions en matière de politique familiale. Les Conférences annuelles sont réactivées et une Délégation Interministérielle à la Famille (DIF) est créée pour promouvoir une vision transversale de la politique familiale.
              Cette nouvelle organisation permet le développement, au profit des familles, de services de proximité innovants auxquels le réseau des Udaf apporte une forte contribution.

              Entre 1995 et 1999, l’Udaf de la Gironde entre dans une phase de transition déterminante.

              À la croisée des chemins entre héritage militant et nécessité de modernisation, l’institution amorce des changements en profondeur. Cette période est marquée par un repositionnement stratégique, une volonté de professionnalisation et une réflexion sur le rôle politique de l’Udaf. Le Conseil d’Administration évolue, les débats internes se multiplient, et de nouvelles formes de représentation se dessinent.

              C’est un moment charnière, où se confrontent engagements historiques, adaptations au contexte institutionnel et affirmation d’une identité associative renouvelée.

              1995

              50 ans d’engagement familial

              La même année, l’Udaf de la Gironde célèbre ses 50 ans d’existence avec deux journées festives, les 20 et 21 octobre.

              Forum associatif, exposition historique, animations et fête de quartier rythment l’événement. Avec plus de 20 associations participantes, l’Udaf met en lumière son rôle de pilier de la vie familiale et sociale en Gironde.

              1996

              Défense des familles : une mobilisation constante

              En 1996, l’Udaf manifeste haut et fort : « Non à l’impôt sur l’enfant !« , s’écrient 200 militants contre la fiscalisation des allocations familiales.

              Danièle Cantat et Marcel Viot, vice-présidents, défendent une position claire : les aides aux familles ne doivent pas être considérées comme des revenus, mais comme la reconnaissance d’une charge sociale.

              → L’Udaf se mobilise à plusieurs reprises en 1996 et 1997 contre la mise sous conditions de ressources des allocations, rappelant que toutes les familles contribuent à la société.

              Tutelles : un service en mutation face à l’urgence sociale

              Le 8 juin 1996, à Langon, l’Udaf réunit élus et travailleurs sociaux autour du thème « Tutelles et moyens de protection« . En 1999, la presse locale alerte : la loi de 1968 est dépassée. « Gérer des biens est une chose, mais gérer des personnes est tout autre« , souligne-t-on.

              Avec plus de 2000 dossiers et 50 délégués, l’Udaf fait face à des situations complexes mêlant précarité, isolement et troubles psychiques. La tutelle devient un enjeu juridique, humain et éthique.

              1997
              La fiscalité remise en cause

              En ce début d’année, l’Udaf de la Gironde tire la sonnette d’alarme face à deux décisions gouvernementales perçues comme injustes pour les familles.

              • D’une part, la suppression progressive de la réduction d’impôts pour frais de scolarité frappe durement les familles nombreuses, « souvent les plus modestes« .
              • D’autre part, la fiscalisation des indemnités journalières de repos versées aux femmes enceintes est vivement critiquée.

              Pour l’Udaf de la Gironde, ces mesures vont à l’encontre du soutien que mérite la cellule familiale, pilier de la société.

              L’Udaf de la Gironde monte au créneau

              Lors de l’assemblée générale de l’Unaf le 21 juin 1997, l’Udaf de la Gironde s’oppose fermement au nouveau plafond.

              → Ce plafond limite les allocations familiales aux ménages gagnant moins de 25 000 francs, soit environ 58,77 € par mois.

              Avec l’Unaf, l’Udaf rappelle que les allocations doivent être versées selon la présence d’un enfant, pas selon les revenus.

              « En raison de la présence de l’enfant et des charges qu’elle entraîne, et non selon des critères sociaux« , déclarent-elles ensemble.

              Cette prise de position défend l’universalité de la politique familiale, principe fondamental du système français.

              Un vent de contestation souffle sur les familles

              Les associations familiales se concertent pour répondre aux décisions gouvernementales. Elles dénoncent une rupture d’égalité entre familles, notamment entre celles ayant deux enfants et celles en comptant davantage.

              Leur message est clair : « Les allocations familiales ne sont pas dues en raison de la pauvreté des familles, mais pour les services qu’elles rendent. »

              Elles réfutent l’argument qui lie ces restrictions à un meilleur financement de l’allocation de rentrée scolaire, rappelant que cette dernière est elle-même soumise à conditions.

              → Face à ce mécontentement, l’Udaf de la Gironde envisage des actions concrètes : envois massifs de courriers aux élus, manifestations publiques et mobilisation des familles.

              1998

              Soutenir les jeunes vers l’avenir

              Le 10 juin 1998, l’Udaf de la Gironde organise une matinée à Lesparre sur le thème “Les Jeunes de l’orientation scolaire à l’insertion professionnelle”.

              Les échanges ont souligné l’importance du soutien familial, surtout en contexte de chômage.

              Le rôle de la famille, dans cette période de chômage, est de soutenir matériellement et de s’impliquer dans l’orientation du jeune

              Serge Lopez
              Soutenir les jeunes vers l’avenir

              L’Udaf de la Gironde publie les résultats d’Observatoire de la famille. L’amour, l’union du couple et les enfants sont essentiels : « 93 % voient un couple uni comme une réussite » et « 98 % valorisent des enfants équilibrés« .

              Les valeurs transmises sont l’honnêteté, le travail, la tolérance et la solidarité.

              Côté logement, 90 % des ménages sont satisfaits, et 60 % jugent les allocations familiales « assez satisfaisantes ».

              1999

              La tutelle en chantier

              L’année met en lumière la crise de la protection juridique des majeurs.

              Les juges bordelais observent un doublement des dossiers de tutelle entre 1990 et 1996.

              L’Udaf, avec son service de protection, gère des milliers de dossiers chaque année, grâce à 50 délégués spécialisés.

              « Gérer des personnes est une autre tâche que gérer des biens. »

              La famille selon l’Udaf

              Le 21 décembre 1999, Serge Lopez, président de l’Udaf, reconnaît les évolutions de la famille.

              « Nous avons toujours considéré que la famille est l’élément fondamental de la société. »

              Serge Lopez

              L’Udaf souligne la montée de la solidarité intergénérationnelle et des familles recomposées, et se veut un lieu de dialogue et de soutien à la parentalité.

              2000-2004 Une parentalité partagée

              Le congé paternel (…) c’est bon pour l’enfant qui a le droit d’être élevé par ses deux parents, pour les pères qui voient reconnaître ainsi leur légitimité à intervenir dans l’éducation des enfants en bas âge, et c’est bon pour les femmes, qui aspirent à un partage plus équitable dans le foyer et dans la vie professionnelle.

              Ségolène Royal, Ministre déléguée à la Famille, à l’Enfance et aux Personnes handicapées.

              La politique familiale s’adapte aux réalités des familles et consacre le principe de coparentalité. Les Conférences de la Famille rythment ces nouvelles orientations : le congé paternité et les mesures familiales renforcent le rôle des pères et la responsabilité partagée des deux parents. La médiation familiale est reconnue comme un outil de règlement de conflit dans l’intérêt de l’enfant. Dans le même temps, les efforts se concentrent pour une meilleure conciliation entre vie familiale et vie professionnelle. L’avènement de la prestation d’accueil du jeune enfant va substantiellement améliorer la prise en charge des jeunes enfants. Ces mesures voient le jour grâce aux travaux minutieux menés en vue des Conférences de la Famille, auxquels l’Unaf prend à chaque fois une part très active.

              Madame Anfray, Présidente de 2000 à 2010

                  Entre 2001 et 2004, l’Udaf de la Gironde a intensifié son engagement au service des familles, dans un contexte de transformation sociale et juridique.

                  Ces années ont été marquées par une volonté constante de valoriser le rôle des familles dans la société, de défendre leurs droits, et de mieux articuler vie familiale et vie professionnelle.

                  À travers des conférences thématiques, des assemblées générales ouvertes au débat, des distinctions honorifiques soulignant l’engagement des bénévoles, et des réflexions de fond sur les évolutions du Code civil, l’Udaf a consolidé sa position d’acteur incontournable du paysage familial girondin.

                  Portée par sa présidente Jacqueline Anfray, l’Udaf a su mobiliser ses adhérents, ses partenaires et les institutions autour de grandes questions de société, tout en affirmant son expertise sur les enjeux familiaux.

                  2001

                  Concilier vie familiale et vie professionnelle

                  Lors de l’Assemblée générale de l’Udaf, la Commission

                  « Grands Équilibres Économiques et Sociaux » a poursuivi sa réflexion sur la conciliation entre vie familiale et professionnelle. Elle a défendu des mesures concrètes : adaptation des horaires, accès facilité à la formation continue, soutien aux structures d’accueil pour la petite enfance.

                  Elle s’est appuyée sur une enquête révélant que les familles plébiscitaient un « salaire parental » et des horaires flexibles.

                  Par ailleurs, l’Udaf a activement contribué à la révision des statuts du mouvement familial pour le centenaire de la loi 1901. Plusieurs propositions fortes ont été formulées à l’Unaf : congé-représentation élargi pour les bénévoles, maintien du suffrage familial, rajeunissement des conseils d’administration, parité hommes-femmes sans contrainte, et meilleure répartition du Fonds Spécial en faveur des projets militants.

                  Conférence débat

                  Le 4 décembre 2001, l’Udaf a organisé une conférence débat dans le cadre de son cycle « L’enfant et la famille ». En partenariat avec des entreprises, l’événement a exploré les répercussions des conditions de travail sur la vie familiale.

                  2002

                  Médailles de la Famille française

                  Le 10 juin 2002, lors d’une cérémonie à la mairie de Bordeaux, plusieurs familles girondines ont été honorées.

                  • La médaille d’or est revenue à la famille Rémy (13 enfants)
                  • La médaille d’argent à Mme Labbé, rapatriée d’Algérie (8 filles)
                  • La médaille de bronze à la famille du général Peyrefitte (5 enfants).

                  2003

                  Lancement d’une enquête sur les attentes des associations

                  Dans le cadre de l’écriture de son projet institutionnel, l’Udaf de la Gironde a lancé une enquête qualitative auprès de ses associations adhérentes. Cette enquête visait à mieux comprendre les attentes des familles de proximité.

                  Menée par interviews, elle a permis de :

                  • Renforcer les relations entre bénévoles et salariés,
                  • Améliorer l’image de l’Udaf auprès des partenaires institutionnels,
                  • Créer un annuaire des associations,
                  • Mutualiser les représentations.

                  2004

                  Commissions thématiques : enfance, santé, environnement

                  → La Commission « Psychologie, sociologie et droit de la famille » a travaillé sur la primo-délinquance, la procréation médicalement assistée, la prévention du SIDA et le soutien parental via le REAAP (Réseau d’Ecoute d’Appui et d’Accompagnement des Parents).

                  → La Commission « Habitat, cadre de vie et environnement », bien que ralentie par des contraintes, avait initialement prévu un axe fort sur le développement durable.

                  Colloque « Code civil » : questionner la loi, penser l’avenir

                  L’année 2004 a également été marquée par un grand colloque consacré à l’évolution du Code civil et à sa capacité à répondre aux réalités familiales.

                  Madame De La Landelle, vice-procureure de la République, a posé un constat sans détour : « Le Code civil, tel qu’il est, n’est pas adapté aux évolutions de la société. Il existe des vides juridiques que nous ne savons pas combler. »

                  Madame Jacqueline Anfray, présidente de l’Udaf, a clôturé le colloque :

                  « Le Code civil de 1804, même amendé, ne convient plus à notre réalité sociale. Aujourd’hui, le droit est trop souvent dicté par des réponses rapides à des pressions minoritaires.»

                  Elle a appelé à faire de ce colloque le point de départ d’une réflexion collective sur la place de la famille dans la société, concluant par cette question : « Peut-on imaginer, de nos jours, une famille stable et forte, permettant un cadre à notre société ? »

                  2005-2008 La famille au cœur des solidarités

                  Il s’agit d’une réforme de citoyenneté. Elle s’inspire des mêmes principes que ceux qui sont au cœur de la loi du 11 février 2005 relative à l’égalité des droits et des chances, la participation et la citoyenneté des personnes handicapées : s’intéresser d’abord non pas au handicap, aux difficultés, mais aux possibilités de chaque personne, à son potentiel, à ses talents, à sa capacité d’action et d’autonomie, en bref à ses aptitudes. Il s’agit certes de tenir compte de ses difficultés, mais avec l’idée qu’il est possible à chacun de développer la capacité d’assumer de manière autonome les responsabilités de son existence, tout en évitant d’ériger autour de lui un mur qui l’enferme dans un statut d’incapacité définitive. C’est donc à une véritable révolution des esprits que cette réforme invite, à un pari sur l’homme, sur ses capacités et sur sa dignité. 

                  Philippe Bas, Ministre délégué à la Sécurité sociale, aux Personnes âgées, aux Personnes handicapées et à la Famille.

                  L’esprit de la loi rénovant l’action sociale et médico-sociale (2002) inspire le droit de la famille, notamment en ce qui concerne les plus fragiles. Les enfants, les personnes en situation de handicap et les majeurs protégés font l’objet de trois grandes lois dont le cœur est de protéger les personnes et de garantir leurs droits, d’encourager leur autonomie et l’exercice de leur citoyenneté. L’action sociale ne se substitue plus aux familles, elle doit en être le complément.

                  L’Unaf est très impliquée sur ces trois dossiers. Son partenariat avec l’Etat est renforcé par la mise en place d’une convention d’objectifs. Un autre aspect du rôle indispensable des familles comme maillon de la solidarité nationale est aussi reconnu pendant la Conférence de la Famille 2006, dédiée aux aidants familiaux. En 2008, les améliorations des politiques d’accueil de la petite enfance sont couronnées de succès : l’indice conjoncturel de fécondité passe enfin le seuil de 2 enfants par femme, pour la première fois depuis 1975.

                  Entre 2005 et 2008, l’Udaf 33 a renforcé son rôle d’acteur incontournable auprès des familles girondines, dans un contexte où les repères traditionnels s’effritaient.

                  Face à des défis croissants, précarité, isolement, éclatement des structures familiales, vieillissement, difficultés d’accès au logement, l’Union Départementale des Associations Familiales a su faire entendre la voix des familles, tout en développant des actions concrètes sur le terrain.

                  À travers des Assises départementales, des journées d’études, des projets d’accompagnement à la parentalité ou encore des initiatives intergénérationnelles, l’Udaf de la Gironde s’est affirmée comme une force de proposition, un acteur de médiation, et un catalyseur de lien social.

                  2005

                  Les premières Assises départementales

                  Le 24 janvier 2005 à Mérignac, l’Udaf 33 organise les premières Assises départementales de la famille, un moment fort pour les associations familiales de Gironde.

                  L’événement met en lumière les enjeux auxquels sont confrontées les familles :

                  • Montée des familles monoparentales
                  • Manque de médiation familiale
                  • Violences conjugales
                  • Inadaptation du logement social
                  • Complexité des aides.

                  Les militants rappellent le rôle historique des associations :

                  « Nous sommes les plus anciens, les plus au contact du terrain, mais on a tendance à nous marginaliser. »

                  Une société en perte de repères

                  En décembre 2005, la présidente de l’Udaf, Jacqueline Anfray alerte face à une société marquée par l’hyperconsommation.

                  « Nous sommes arrivés à un stade où les personnes sont de moins en moins armées pour vivre dans une société où les repères sont multiples. Le bonheur ne passe pas par l’hyperconsommation. »

                  Jacqueline Anfray

                  2006

                  Responsabiliser les familles sans les exclure

                  Lors d’une journée d’études organisée à Bordeaux par l’Udaf et l’université Victor-Segalen, Dominique de Legge, délégué interministériel à la famille, a présenté plusieurs mesures destinées à soutenir les familles :

                  • Congé parental plus court mais mieux rémunéré à partir du 1er juillet, pour aider les parents à concilier vie familiale et emploi.
                  • Un dispositif de contrôle parental renforcé pour réguler l’accès des enfants à certains contenus sur Internet.
                  • Contrat de responsabilité parentale : « un outil d’aide aux familles qui ont des difficultés particulières pour exercer leur autorité », pour répondre à des problématiques comme l’absentéisme scolaire ou l’apprentissage de la langue.

                  « Un lieu de rencontre et d’échanges par excellence »

                  Dominique de Legge
                  L’EINP – Espace Info Nouveaux Parents

                  L’Udaf de la Gironde dans le cadre de sa commission Education élabore sa première action de soutien à la parentalité auprès des Familles. Elle met en œuvre un partenariat avec la Maternité de Bordeaux Nord et l’Association de l’Aide Familiale Populaire.

                  Des ateliers d’écoute de soutien des jeunes parents sont proposés au sein de deux maternités de la polyclinique Bordeaux Nord, à Cenon et Bordeaux. Ils ont pour objectif d’apporter une réassurance aux primo-parents qui peuvent se trouver isolés au moment du retour au domicile.

                  Les familles peuvent bénéficier d’un temps d’apprentissage au massage bébé.

                  Le REAAP : soutenir et valoriser les compétences parentales

                  Créé en 1999, le Réseau d’Écoute, d’Appui et d’Accompagnement à la Parentalité (REAAP) vise à :

                  • Aider les parents dans leurs relations avec les adolescents,
                  • Favoriser la collaboration entre parents et professionnels,
                  • Agir en prévention contre l’absentéisme scolaire,
                  • Construire des passerelles entre acteurs locaux.

                  « Ce dispositif est destiné en premier lieu aux associations de parents. »

                  Le REAAP repose sur une logique de co-construction territoriale, avec la participation de nombreux partenaires, dont l’Udaf de la Gironde.

                  Le rôle de l’Udaf :

                  • Copilote du REAAP en Gironde,
                  • Soutien aux associations familiales,
                  • Formations actions pour les parents bénévoles,
                  • Accompagnement dans le création de projets locaux

                  « L’Udaf reste très vigilante pour que les parents soient au cœur de ce dispositif, que leurs désirs soient écoutés et qu’ils aient une place prépondérante. »

                  2008

                  Une colocation solidaire entre seniors et jeunes en Gironde

                  À la suite d’une rencontre entre l’Udaf de la Gironde et Parisolidaire, l’action « Partagez votre domicile et un peu de votre quotidien avec un jeune » a été lancée dans le département.

                  Christine Chatenay, administratrice à l’Udaf, précise que cette initiative vise à recréer du lien social et intergénérationnel tout en améliorant la qualité de vie des seniors isolés et des jeunes en formation.

                  Gironde Solidaire accompagne la mise en relation, veille au bon déroulement de la cohabitation et encadre la participation aux charges.

                  2009-2015 La politique familiale sous tension

                  Malgré la crise (…) notre taux de fécondité se maintient à un taux élevé. (…) Ce taux de fécondité, c’est un atout formidable pour la France, un atout pour notre société, et dans cette période de redressement productif du pays, nous devons dire qu’un tel taux de fécondité est un atout de compétitivité pour la France. La force de notre politique familiale explique ces résultats.

                  Laurence Rossignol, Secrétaire d’Etat à la Famille, à l’Assemblée Générale de l’Unaf, 2014

                  Le modèle français de politique familiale et de protection sociale a joué un rôle de bouclier, contribuant à limiter les effets de la crise de 2008 sur les familles. Afin de réduire les déficits publics, tout en allégeant les charges des entreprises, les gouvernements multiplient les mesures d’économies et modifient le financement de la politique familiale. Si dans ce contexte difficile, les efforts d’investissement dans la petite enfance se poursuivent par-delà les alternances politiques, l’Unaf reste très active pour préserver également les aides financières accordées aux familles. Les débats sur la loi du mariage pour tous ont fait émerger des clivages importants dans la société française.
                  L’Unaf s’est engagée en apportant son expertise dans le débat. Le Conseil constitutionnel, saisi de sa toute première question prioritaire de constitutionnalité, a conforté l’Unaf et les Udaf dans leur financement et leurs missions dans une grande continuité avec les principes fondateurs de 1945.

                    Entre 2009 et 2015, l’Udaf de la Gironde a franchi un nouveau cap dans son engagement en faveur des familles, en répondant à des défis sociétaux majeurs dans un contexte de crise économique persistante.

                    Face à la montée des inégalités, à l’isolement grandissant des jeunes comme des aînés et aux mutations familiales, l’Udaf 33 a renforcé son ancrage territorial, son rôle d’alerte sociale, et sa capacité à innover.

                    En alliant actions de proximité, réflexion éthique, et mobilisation des citoyens, elle s’est affirmée comme un acteur incontournable du lien social.

                    Cette période a aussi été marquée par une volonté de modernisation, tant dans sa communication que dans la manière de faire vivre la démocratie associative, en valorisant la mémoire, la transmission et l’engagement des bénévoles.

                      2009

                      Des enfants aux aînés : faire lien entre les générations

                      Dès 2009, l’Udaf33 renforce ses actions intergénérationnelles, notamment avec le programme « Lire et faire lire », lancé en 2007. L’objectif est clair :

                      Transmettre le goût de la lecture aux enfants du CP à la 3e tout en créant des liens affectifs entre générations.

                      Le dispositif passe de 25 à 34 bénévoles, 860 enfants en bénéficient et double ses partenariats entre 2007 et 2009.

                      Cette dynamique s’inscrit dans un axe prioritaire de l’Unaf et de l’Udaf : « Comment faire vivre l’intergénérationnel ? ». L’Udaf agit avec la ligue de l’enseignement.

                      Informer, débattre, représenter

                      En 2009, l’Udaf prend en main le sujet de la bioéthique, anticipant l’absence de forum régional en Aquitaine. Elle forme un groupe d’études en collaboration avec le CAREB et l’espace bioéthique du CHU de Bordeaux.

                      Ce groupe travaille sur :

                      • L’analyse des points sensibles de la loi de 2004.
                      • La rédaction d’un positionnement sur les thématiques de la consultation publique.
                      • L’approbation de ce texte par le conseil d’administration et son envoi à l’Unaf.

                      L’Udaf confirme ici son rôle d’interlocuteur légitime et engagé des familles.

                      2010

                      Photo du Sud Ouest
                      Une voix pour les familles dans le débat public

                      Le 9 février 2010, l’Udaf a réuni les candidats Jean Lassalle, Gérard Boulanger et Marie Bové.

                      Une rencontre électorale où ils ont présenté leurs engagements devant les représentants de 70 associations familiales.

                      Elle aborde des thèmes clés comme la citoyenneté, les familles monoparentales et homosexuelles, ainsi que le vieillissement et l’emploi, sa prise de parole étant saluée par les présidents d’associations familiales.

                      2011

                      L’aide aux tuteurs familiaux

                      Les prémices de PIST33 (Plateforme d’information et de soutien aux Tuteurs familiaux). En 2011 soucieuse d’accompagner les familles en charge de la mesure de protection d’un proche, l’Udaf de la Gironde va créer un service d’aide aux tuteurs familiaux.

                      2012

                      Révision du projet associatif

                      Sous l’impulsion de Monsieur François-Xavier Leuret, président de l’Udaf de la Gironde, le projet associatif 2012-2020 a marqué une étape importante dans la structuration de l’Union. Il ne s’agissait pas seulement de fixer un cap « où l’on va », mais aussi de définir collectivement les moyens pour y parvenir « comment on y va », en plaçant au cœur de la démarche la dynamique entre administrateurs et salariés.

                      Ce projet visait à faire évoluer l’Udaf vers une forme d’« entreprise sociale libérée », ancrée dans le professionnalisme et portée par des valeurs d’ouverture, de coopération et d’innovation.

                      Dans un contexte de profondes mutations sociales, économiques et familiales, l’Udaf a affirmé son rôle central : être aux côtés des familles dans leurs réalités du quotidien, mais aussi dans leurs aspirations à une vie digne et à une reconnaissance dans l’espace public.

                      Les grandes orientations de ce projet étaient :

                      • Redonner une place à la parole des familles dans le débat public, sur leur vie, leurs territoires, leur rôle social et économique.
                      • Offrir aux associations familiales un espace d’initiatives et d’actions nouvelles au service de toutes les familles.
                      • Favoriser l’épanouissement des équipes, dans un cadre de travail propice à la créativité, à l’engagement et à la responsabilité.

                      Ce projet a ainsi été pensé comme un guide politique et pratique, au service d’une Udaf ouverte, engagée et actrice du changement.

                      Remise de la Légion d’Honneur

                      Monsieur François Fondard Président de l’Unaf, a remis les insignes de Chevalier de la Légion d’Honneur à Madame Jacqueline Anfray, en hommage à son engagement militant depuis 46 ans, au sein de plusieurs associations familiales.

                      2013

                      L’Udaf, co-fondatrice de la MDA

                      En octobre 2013, après plusieurs années de préparation et de mobilisation entre le CHU, l’association rénovation et l’Udaf la Maison Départementale des Adolescents de la Gironde (MDA33) est inaugurée.

                      Située en plein centre de Bordeaux, cette structure accueille les jeunes de 11 à 25 ans et leur entourage. En 2014, un an après l’ouverture :

                      • 559 jeunes et 453 parents/entourage accueillis
                      • 1345 entretiens avec les jeunes, 853 avec les parents/entourage
                      • Des motifs très variés : santé, scolarité, emploi, sexualité, consommation de drogues.

                      La MDA devient un lieu ressource, anonyme, gratuit, accessible, où psychologues, infirmiers, assistants sociaux, médecins agissent en réseau.

                      L’Udaf impulsera ensuite l’ouverture les samedis matin duP’tit déj des parents afin que ceux-ci aient un espace d’expression, de ressources au sein de la MDA.

                      2014

                      Première journée des familles

                      L’Udaf organise sa première journée des familles sur Bordeaux : « les familles font leur cirque ».

                      A cette occasion il a été proposé aux familles de partager des temps de réflexion autour de 4 thèmes :

                      • « On fait comment avec les écrans qui nous débordent ? »
                      • « Les enfants je suis pas là, je m’occupe de moi ! »
                      • « Utiles à qui les grands-parents ? »
                      • « “Jeu” t’aime en famille ».

                      Pour clôturer cette journée parents et enfants se sont retrouvés au Cirque.

                      Mobilisation pour la défense des droits des familles

                      Mobilisation de l’Udaf dans le cadre de la modulation des allocations familiales et rencontres des administrateurs avec les parlementaires :

                      L’Udaf transmet un courrier concernant la modulation des allocations familiales aux députés girondins, et a fait part de son opposition à cette mesure. Les associations familiales ont été incitées à envoyer ce même courrier à leurs députés.

                      L’ensemble des parlementaires Girondins est sollicité pour des rendez-vous, et des députés sont été rencontrés par le Président et les Vice-présidents :

                      Madame DELAUNAY – Madame RECALDE – Monsieur FOULON – Monsieur BOUDIE – Monsieur SAVARY – Madame FAURE

                      2015

                      Le harcèlement scolaire

                      Une conférence, à l’attention des parents, sur le sujet du harcèlement scolaire. Elle a réuni 80 familles et était animée par :

                      • Une Conseillère technique à l’Education Nationale,
                      • Une référente départementale sur cette question
                      • Une Psychologue, Commandant de la brigade de prévention de la délinquance juvénile.

                      2016-2019 Une confiance à retrouver

                      Votre dynamisme réside dans l’extraordinaire capacité à faire vivre les différences. Aucune autre institution ne sait faire coexister comme vous y réussissez des associations confessionnelles et laïques, des représentants des familles des zones rurales (…), mais également des centres urbains, des banlieues, de faire aussi vivre ensemble les promoteurs d’une conception traditionnelle de la famille, mais aussi les familles homoparentales. C’est cette capacité à faire vivre cette diversité qui fait votre force. Parce que vous représentez toutes les familles de France. Et il est très important qu’il puisse y avoir un mouvement familial qui de génération en génération a su à la fois se renouveler et garder ses traditions. Être capable de forger des principes qui valent pour toujours, et en même temps de les adapter à la société d’aujourd’hui.

                      François Hollande, Président de la République à l’Assemblée générale de l’Unaf à Colmar, le 25 juin 2016

                      Les mesures d’économie qui grèvent le budget des familles renforcent le sentiment d’abandon, entament la confiance des Français envers les institutions et fragilisent la cohésion sociale du pays. À l’occasion de la campagne présidentielle de 2017, l’Unaf alerte les pouvoirs publics et martèle la nécessité de redonner confiance aux familles.

                      La crise des Gilets jaunes, qui intervient un an plus tard, met en pleine lumière la défiance qui touche de nombreux territoires. Elle révèle les limites d’un face-à-face entre les pouvoirs publics et l’addition d’intérêts disparates. Pour mieux permettre aux Français de s’exprimer sur tous les aspects de leur vie quotidienne, le gouvernement organise un « Grand Débat national ». En tant que corps intermédiaire, l’Unaf y participe largement et milite pour remettre la question familiale au coeur des politiques publiques.

                      Monsieur Haurie, Président de 2018 à aujourd’hui

                        Entre 2016 et 2019, l’Udaf de la Gironde a franchi une étape déterminante dans son évolution. D’acteur reconnu du champ familial, elle est devenue un opérateur innovant, en structurant son action autour d’une stratégie de proximité et d’un engagement renforcé en faveur des familles.

                        Cette transformation s’est traduite par une réorganisation de ses services, une professionnalisation accrue de ses équipes, et une capacité renforcée à répondre aux besoins sociaux émergents.

                        L’Udaf a su adapter ses modes d’intervention pour rester au plus près des réalités vécues par les familles. Elle a également renouvelé ses actions de représentation, en affirmant une parole plus forte dans les instances locales, au service de tous les modèles familiaux.

                        Cette période a marqué un tournant dans sa manière d’agir : plus réactive, plus visible, mais toujours fidèle à ses valeurs de solidarité, d’engagement et d’écoute.

                          2016

                          Un nouveau rôle dans la protection de l’enfance

                          Tout commence en 2016, lorsqu’un cri d’alerte est lancé :

                          «Procès reportés ou ajournés » faute d’administrateurs ad hoc pour représenter les mineurs victimes d’infractions.

                          L’Udaf répond à l’appel de l’ODPE et du parquet des mineurs. Dès février, elle prend en charge 27 mesures, avec une équipe interne dédiée, des outils solides, et une vision claire :

                          « L’administrateur ad hoc allie le rôle de représentation juridique et celui d’accompagnant ou référent ».

                          Soutien aux personnes en situation de handicap

                          Ce projet est né de la volonté de l’ADAPEI de la Gironde et de l’Udaf 33 d’entreprendre un travail en commun pour contribuer à l’amélioration de l’accompagnement des situations de parentalité de parents déficients intellectuels.

                          Porté en commun depuis 2014, ce projet a conduit à la production d’outils : Charte, répertoire, guide qui ont été présentés à l’occasion d’un colloque « Parentalité des personnes ayant une déficience intellectuelle comment mieux l’accompagner – Construisons ensemble ». Celui-ci a eu lieu à l’IRTS, 200 professionnels y participaient.

                          Bien vieillir chez soi

                          En 2016 en partenariat avec Soliha Solidaire pour l’Habitat, l’Udaf lance en Gironde les ateliers “Bien chez soi”.

                          Ces ateliers visent à :

                          • Favoriser le maintien à domicile,
                          • Renforcer le lien social,
                          • Et sensibiliser aux adaptations possibles du logement.

                          → Ce programme sensibilise les retraités à l’aménagement sécurisé de leur logement. À travers des visites, les stagiaires identifient les risques et des solutions simples et pratiques.

                          2018

                          Une nouvelle organisation pour mieux répondre aux besoins des familles

                          En 2018, le projet de mutation stratégique et organisationnelle de l’Udaf se poursuit.

                          Il porte sur la construction d’une véritable stratégie d’ancrage territorial de l’Udaf, le développement de l’offre d’animation territoriale et l’accompagnement des associations locales.

                          Il a été conçu pour répondre à deux problématiques de l’Udaf :

                          • Apporter une réponse adaptée aux besoins des familles à l’échelle des territoires.
                          • Assurer l’organisation et la pérennité de l’Udaf, en termes de fonctionnement, de développement et d’offre de service auprès des associations, ainsi que de gestion budgétaire.

                          2019

                          Ouverture de la Maison des Familles à Langon

                          Le 1er avril 2019, l’Udaf de la Gironde inaugure à Langon sa première Union Territoriale des Associations Familiales (UTAF), concrétisant son projet associatif 2012-2020.

                          Le 10 avril, les anciens locaux de la Mission locale sont mis à disposition de l’Udaf. Pour Martine Cantury, adjointe au maire, ce projet vise à

                          « Amplifier la politique municipale à destination des familles ».

                          Jean-Louis Haurie, président de l’Udaf, précise trois objectifs :

                          • Se rapprocher des 350 familles du Sud-Gironde,
                          • Renforcer les liens avec les associations locales,
                          • Permettre aux salariés de travailler près de chez eux.

                          La Maison des familles est « Un lieu de synergie et d’innovations en termes d’aide aux familles ».

                          Elle regroupe plusieurs associations (Familles en Gironde, EGPE, Jonathan Pierres Vivantes, Parrainage 33, Maison des adolescents, etc.) et accueille aussi le service de protection judiciaire.

                          « L’ambition de l’Udaf à travers sa première Maison des familles est de créer de nouvelles dynamiques avec et pour les familles. »

                          2020-2025 Les familles : force et espoir d’une société bousculée

                          Pour vous la politique pour les familles, ce n’est pas que la politique familiale, ce n’est pas « que » le périmètre de la branche famille. (…). C’est cette conception renouvelée qui a conduit l’Unaf à être aux avant-postes sur les sujets liés à la prise en compte de l’âge, les retraites, sur la question des aidants familiaux – où l’Unaf a oeuvré à l’avènement du congé proche aidant – ou encore sur la protection de l’enfance – sujet sur lequel nous nous sommes retrouvés, convaincus l’un comme l’autre que protéger les enfants commençait, très souvent, par mieux accompagner les parents. Je vous sais partager également ma vision de la politique familiale comme un véritable investissement social, comme un puissant levier de lutte contre les inégalités de destin ».

                          Adrien Taquet, Secrétaire d’État chargé de l’Enfance et des Familles

                          La crise sanitaire liée au Covid-19 place la France et le monde dans une situation inédite. Les familles avec enfants et les plus vulnérables sont durement éprouvées : isolement, pertes de revenus, parfois deuils. Pour autant, même fragilisées, elles s’imposent dans cette crise comme première cellule de solidarité et amortissent le choc pour les enfants, les étudiants, les aînés, les personnes en situation de handicap. Le caractère indispensable des métiers du soin, peu valorisés, est soudain mis en lumière. Les années qui suivent sont marquées par la guerre en Ukraine, qui génère une inflation forte et la flambée des prix de l’énergie, un contexte économique et social tendu, et une instabilité politique. De nombreux projets sont bloqués. Aux côtés des familles, l’Unaf s’investit inlassablement dans les Conseils nationaux de la refondation et auprès des gouvernements successifs pour défendre sans relâche sa vision : les familles sont une force pour l’avenir, il faut les soutenir !

                          2020-2025 Des défis et innovations pour les Familles

                          Depuis 2020, l’Udaf de la Gironde a connu de profonds bouleversements.

                          La crise du Covid-19 a imposé une réorganisation rapide des actions et des dispositifs pour répondre à l’urgence des besoins exprimés par les familles. Mais cette période inédite a aussi été l’occasion pour l’Udaf de repenser ses pratiques, d’innover et de renforcer son soutien aux associations dans un contexte économique et social tendu.

                          De nouvelles initiatives ont vu le jour, des événements ont été repensés, et plusieurs services ont été adaptés pour mieux accompagner les plus fragiles.

                          Portée par la mobilisation de ses équipes et de ses bénévoles, l’Udaf a su préserver un lien fort avec les familles girondines. Cette capacité à évoluer dans l’adversité demeure aujourd’hui l’une de ses plus grandes forces.

                            2020

                            Une année marquée par la crise sanitaire

                            L’année 2020 a été un tournant majeur pour l’Udaf de la Gironde, alors que la pandémie de COVID-19 a bouleversé toutes les activités, mais aussi redéfini les priorités et la manière dont l’association soutenait les familles.

                            → Cette période a renforcé l’importance de l’agilité et de l’innovation dans l’action sociale, avec un engagement clair pour continuer à soutenir les familles, malgré des circonstances difficiles.

                            Nouveau projet associatif 2020/2024

                            En 2020, l’Udaf a redéfini sa stratégie pour les années à venir, en posant les bases d’une gouvernance plus responsable et transparente.

                            « Nous voulons agir en complémentarité avec nos associations membres, à travers des projets co-élaborés et co-portés »

                            L’Udaf de la Gironde

                            Ce nouveau projet pose les principes d’actions de l’Udaf, celui de la complémentarité avec ses associations et intègre celui de la Responsabilité Sociétale des Organisations (RSO).

                            La crise sanitaire : un défi à surmonter

                            La crise du COVID-19 a particulièrement affecté les bénéficiaires de l’Udaf 33, notamment les majeurs protégés, fragilisés sur les plans physique et psychologique. Les professionnels ont dû s’adapter à des conditions de travail bouleversées.

                            Malgré cela, l’Udaf a su maintenir le lien avec les familles. La Journée des familles, initialement prévue, a été reportée en raison du contexte sanitaire.

                            En réponse, une alternative innovante a vu le jour : les « Vendredis des Familles », une série de webinaires sur des sujets comme l’attachement parental, l’usage des écrans…

                            Renforcer les liens entre générations

                            Face à l’éloignement familial accru par la crise, l’Udaf 33 a également lancé un projet intergénérationnel innovant,

                            « Dis papi, dis mamie… ».

                            → Ce programme a permis à des seniors volontaires de partager leurs souvenirs avec des enfants, réactivant les liens sociaux tout en valorisant la mémoire et le vécu des aînés.

                            La Maison des Familles de Libourne

                            En 2020, l’Udaf 33 ouvre la Maison des Familles de Libourne, sa seconde dans le département.

                            Ce lieu symbolise sa volonté de renforcer sa présence territoriale. Il accueille un service de protection et met à disposition des espaces pour les associations membres ou partenaires, afin d’y organiser permanences, ateliers ou activités pour les familles.

                            2021

                            Un Point Conseil Budget face à la crise

                            En réponse à l’aggravation des difficultés financières des familles, l’Udaf est labélisée Point Conseil Budget (PCB). Elle intervient sur trois territoires, Bordeaux Métropole, le Bassin, le Médoc. Elle s’associe sur le secteur du Médoc avec le CDAFAL pour accompagner les familles.

                            Ce service gratuit, confidentiel et accessible à tous propose des conseils personnalisés sur la gestion budgétaire, le surendettement.

                            « Ce service permet d’obtenir des conseils personnalisés sur l’argent, la banque et la gestion budgétaire.« 

                            Des ateliers « T’es parent » pour accompagner les familles

                            En novembre, l’Udaf 33 a lancé à Langon les ateliers gratuits « T’es parent », à destination des familles du Sud-Gironde. Organisés en présentiel et complétés par des cafés des parents, ces ateliers abordent des thèmes concrets du quotidien parental :

                            • Massage bébé, portage, éveil motricité…
                            • Comprendre les pleurs
                            • Alimentation
                            • Autonomie et rapport au risque
                            • Les émotions des enfants

                            Animés par des professionnels, ces ateliers visent à soutenir les parents dans leurs pratiques éducatives.

                            2022

                            Un nouveau lieu de lien familial à Langon

                            Depuis mai 2022, l’Udaf de la Gironde a ouvert un Espace rencontre à la Maison des familles de Langon, officiellement inauguré en décembre.

                            « Il n’existait pas un tel lieu sur le Sud Gironde. Cela évite aux familles des déplacements sur Bordeaux »,

                            Hélène Champetier, directrice du Pôle action familiale
                            Le développement associatif

                            Engagée de longue date dans le développement associatif, l’Udaf va à la rencontre des associations girondines pour échanger, créer des partenariats, envisager un agrément ou simplement faire connaissance. Ces échanges ont aussi lieu avec les membres du réseau afin de maintenir ou renforcer les liens existants.

                            Afin d’évaluer la situation des associations familiales après plus de 18 mois de crise sanitaire, l’Udaf a lancé tout début 2022 une consultation de ses associations sur la thématique

                            « Une crise qui dure ».

                            Une Maison d’Assistantes maternelles inclusive

                            En 2022, l’Udaf 33 a permis la création d’une Maison d’Assistantes Maternelles d’accueil mixte sur le Haillan. Cette MAM est ouverte aux enfants âgés de 0 à 6 ans, dont certains peuvent être en situation de handicap ou porteurs de pathologies qui nécessitent un accompagnement spécifique.

                            → La MAM « La Tendresse en Pyjama », est une initiative pionnière en Gironde.

                            2023

                            Des paroles fortes face à la ministre Olivia Grégoire

                            Le 14 septembre à Bordeaux, Marie-Christine Falleur, bénévole à l’Udaf 33, a porté la voix des familles lors d’un échange avec la ministre Olivia Grégoire. Elle a alerté sur les effets de l’inflation sur les familles nombreuses :

                            « Dans les associations familiales de l’Udaf, nous constatons que l’inflation alimentaire impacte davantage le budget des familles nombreuses (31 %) que celui de celles ayant peu d’enfants (26 %). »

                            Marie-Christine Falleur

                            2024

                            Des engagements récompensés

                            En 2024, l’Udaf 33 a célébré un moment inédit et symbolique : pour la première fois en Gironde, trois bénévoles et une salariée ont reçu la Médaille de l’Enfance et des Familles.

                            Ces distinctions honorifiques ont été remises à l’issue de l’Assemblée Générale, en présence du Président de l’Udaf, Monsieur Haurie.

                            La Main des 5

                            Le 28 mai 2024 marque une date clé : la signature de la convention officialisant la cellule « La Main des 5 », aux côtés de l’APAJH Gironde, l’AOGPE, le Al du Prado et ATINA.

                            Objectifs :

                            • Répondre aux situations de protection juridique complexes (psychiatrie, addictions, précarité extrême),
                            • Apporter un appui renforcé et individualisé,
                            • Mutualiser les compétences et les moyens entre les 5 associations.
                            L’Udaf 33 s’engage pour des informations accessible à tous

                            En 2024, l’Udaf a lancé un projet pour adapter ses documents en Facile à Lire et à Comprendre (FALC), en collaboration avec des majeurs protégés.

                            L’objectif : rendre les informations essentielles plus claires et compréhensibles, sans les simplifier à l’excès.

                            Un groupe de travail inclusif de 13 personnes a coconstruit ces supports, en respectant les règles du FALC : phrases courtes, vocabulaire simple, mise en page adaptée.

                            La participation active des majeurs protégés a été centrale pour garantir la qualité et la pertinence des documents. Ce projet marque une première étape : l’Udaf souhaite désormais former plus de professionnels et étendre cette démarche à l’ensemble de ses communications.

                            2025

                            Lancement de « La P’tite pause » : Garderie solidaire

                            Le 18 janvier 2025, l’Udaf 33 a ouvert « La P’tite pause », une garderie solidaire dans le quartier des Aubiers à Bordeaux. Soutenue par plusieurs partenaires, elle accueille le samedi après-midi jusqu’à 12 enfants, issus notamment de familles monoparentales ou avec un enfant en situation de handicap.

                            Un Café des parents propose également des temps d’échange et d’ateliers.